Comme je suis une fille, et que j’adore les stéréotypes, je suis capable de faire plusieurs choses à la fois.

Hier soir par exemple, je contribuais allègrement au patrimoine littéraire virtuel, ET je regardais la nouvelle star sur M6. Chaque saison, je ne regarde que deux épisodes: un au début, et un à la fin. Et chaque fois, je me dis que décidément, je n’aime pas la Nouvelle Star (même si j’aime bien Julien Doré). Mais chaque année je fais le test quand même. Et non, je n’aime pas la Nouvelle Star, je crois que c’est irrévocable.

Au début, je pensais que c’était lié à l’animateur. M6 m’a fait le plaisir de dégager Castaldi fils (et il a dû plonger tête première dans la drogue suite à ça, vu ses prestations sur TF1), pour prendre Eiffira. Pour moi ça n’a rien changé. Alors ils ont encore changé et mit une animatrice brune dont je ne me souviens même pas le nom. Donc, si je n’aime pas la nouvelle star, ce n’est pas à cause de ses animateurs, vu que je ne sais même pas comment ils s’appellent.

Du coup je me suis dit que je n’aimais pas la Nouvelle Star à cause du jury. Comme je suis la téléspectatrice préférée de M6, ce qui est logique, vu que j’ai vu l’intégrale de la Petite maison dans la prairie, de Dr Quinn et d’une Nounou d’enfer au moins trois fois et que je ne rechigne pas à une petit téléfilm allemand de temps en temps, M6 a changé le jury. Mais il est passé d’un jury pas drôle à un jury pas marrant. Même si Sinclair est plus mignon que Manu Katché et que Lio a de plus jolies robes que Marianne James, et que j’admire les lunettes de Manœuvre . Donc, si je n’aime pas la Nouvelle Star, ce n’est pas à cause du jury.

Peut être est-ce le concept qui me pose un problème. Voir des gens se ridiculiser en allant chanter comme des casseroles devant une brochette de stars elles même un peu ridicules (oui, je parle de Lio et de Marianne James, ça te dérange?), ça devient un peu lassant. Même si pour nous bluffer et nous faire croire qu’on est pas devant un concept éculé mais devant un grand classique, on appelle ça “Les incontournables”. Ceci dit, ça ne dure que la première partie de l’émission. Après, il n’y a que des gens à la voix douce et caressante comme un rossignol. Mais la partie des gens qui chantent bien, je ne l’aime pas non plus. Peut être parce que j’en ai ma claque des mauvais covers d’Aznavour ou d’Oasis, alors… Ceci dit, si on se penche sur le nom de l’émission, la Nouvelle Star, en plus d’être tout simplement nul, il est faux. Genre Steeve Estatoff, il ne fait pas s’évanouir des troupeaux d’ados boutonneuses. Or il a gagné la Nouvelle Star, enfin, sur le papier. 

Mais en fait, ce qui fait que je n’aime pas la Nouvelle Star, la vraie raison, celle qui revient chaque année, c’est tout ce qui concerne l’habillage. Déjà la musique: du synthé et une voix de fille qui fait wouhohouhoho. La description se suffit à elle même. C’est nul. Le logo ensuite. On dirait du Wordart (oui, tu sais les jolies lettres en relief que tu peux faire sous word quand tu dois préparer des invitations pour ta première surboum), mais en moche. Et les décors. Mon Dieu les décors. Valérie Damidot est partout. Et pour la Nouvelle Star, elle devait être bourrée ou pire encore. Et je ne parle pas des lumières. Même chez Druker, ça en jette plus. 

Donc, dès aujourd’hui, je compte sur vous pour me dire s’il se passe des trucs notables sur la 6 le mardi soir. 

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Fut un temps, j’étais du matin. Ce temps là est révolu. La faute à 6 années de fac. Parce que faire des études c’est bien, ça te forge l’esprit, ça te permet de savoir ce que veux dire “épistémologique”, sans pour autant pouvoir le placer dans une phrase. Ca te permet de pouvoir apprécier toute l’étendue de ce que peut être la junk food (que celle ou celui qui n’as jamais mangé des raviolis sans marque à même la casserole ou des nouilles chinoises au petit dèj’ me jette la première pierre). Mais faire des études, ça t’apprend aussi à te lever au DERNIER moment. 

Et le DERNIER moment, c’est celui où, au fond de ta couette, après quinze bonnes minutes de réflexion (hého, doucement le calcul mental, il n’est que 11 heures du mat’), tu te rends compte que même en faisant l’impasse sur la douche et en allant à la fac en pyjama avec les restes du maquillage de la veille, tu aurais de toute façons bien une heure de retard à ton premier cours. En même temps, qui se soucie de l’anthropologie de la communication? Dans ces conditions, autant dire que le repas le plus important de la journée, je l’ai sauté un paquet de fois. Je me rattrape sur les autres repas.

Mais, maintenant, je suis une grande personne avec des fiches de paie. Il m’arrive même d’acheter des légumes et de ne pas les laisser pourrir dans mon frigo. Je devrais donc me démaquiller le soir avant de me coucher, enlever mon vernis rouge avant qu’il se mette à s’écailler, mettre des culottes assorties à mes soutien-gorges, replier mon clic-clac le matin, je devrais faire la vaisselle à chaque fois que je mange. Je devrais donc en toute logique prendre un bon petit déjeuner, avec une boisson chaude, un jus de fruit, des tartines, et des kiwis. Comme dans la pub. Sauf que, je ne me démaquille quasiment jamais (mes propres pores me haïraient si seulement elles pouvaient respirer), je ne dissolve mes ongles que… rarement en fait, ma culotte est blanche à fleurs et mon soutif bleu pétrole, et mon lit ressemble à une scène de crime particulièrement gore, et je suis toujours aussi forte pour empiler des assiettes et des verres dans mon évier. Je ne prends donc toujours pas de petit déjeuner (nostalgie de mon insouciance estudiantine), tout ça parceque je continue à me lever au DERNIER moment. A ceci près qu’arriver avec une heure de retard dans une TTPE de 5 salariés, ça fait mauvais genre. Je pense que je vais aller en enfer. Comme je n’ai pas envie d’aller en enfer et qu’il n’est jamais trop tard pour prendre des résolutions, demain matin je prends un petit complet et équilibré.

Tout ça pour dire que tout à l’heure, en allant à Monop’, j’ai acheté des petits pains au lait. J’adore mon blog.

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Trois posts en trois jours. C’est un peu un truc de dingue. Mais aujourd’hui, c’est la faute de la meuf de Georges Clooney, qui a décidé de me taguer. J’aurais certes préféré qu’elle me file le numéro de Clive Owen, mais enfin bon passons (ceci dit, je lance un appel… on sait jamais…).

La règle du jeu est la suivante:
1. Avoir un blog. 
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
3. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question. 
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom” .

Procédons par étapes. 500 secondes, ça fait 8,333333333333333 minutes selon google. Ensuite, pourquoi juste 500 secondes à vivre?

Cas numéro un, c’est la fin du monde. Ce qui veut dire qu’on est tous dans la même galère. Et bonjour la scène d’apocalypse. Et va dépenser 500 euros dans une scène d’apocalypse en 8,333333333333 minutes. Dans le cas numéro un, je pense que je mettrais à courir, paniquée, les bras en l’air en hurlant des gros mots, et que je garderai mes 500 euros dans ma poche.

Cas numéro deux, je suis tellement poissarde qu’il n’y a que sur moi que ça tombe. Dans ce cas là, il faut agir avec méthode et rapidité. 500 secondes, ça passe vite. Je pense donc que je prendrais mon portable, que j’appellerai ma maman pour lui dire que je l’aime, et qu’en même temps, je descendrais en courant jusqu’au fast food chinois en bas de chez moi, que je jetterai le billet de 500 euros sur le comptoir, et que je mourrais le nez dans un plat de nouilles jaunes sautées. Ou alors, je fais là même direction la pâtisserie, et là je mourrais le nez dans une tarte au citron. C’est pas forcément ce que j’appellerai mourir avec panache, mais trouver comment dépenser intelligemment 500€ et jouir de cet achat en moins de 10 minutes, c’est simple, c’est quasiment impossible.

Je défie donc cinq d’entre vous de trouver mieux que moi:

Za (la nouvelle venue) , milou, electroménagère qui ma taguée la dernière fois mais à qui je n’ai pas répondu, pour cause de photo compromettante, marie la brebis, et bernie, parce que c’est un garçon.

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Tout à l’heure, en sortant du tramway, je manque de trébucher sur une Moonboot abandonnée sur le quai. 

Je me suis d’abord demandé s’il s’agissait d’une Moonboot droite ou d’une Moonboot gauche. Ensuite je me suis demandé si les Moonboot avaient une droite et une gauche (je n’ai pas une très grande expérience de la neige). Puis je me suis demandé ce que pouvais bien faire une Moonboot, moche de surcroît, toute seule, à une station de tramway, dans une ville où passés les 0,3 cm de neige, ça devient une affaire d’état.

Et là, je me suis mise à penser à toutes ces chaussures orphelines qu’on retrouve le long des routes, et je me suis dit, qu’on n’en parlait pas assez, alors qu’il s’agit là d’un sujet bien mystérieux. Je ne connais personne qui un jour m’a parlé de sa chaussure droite, qu’il aurait perdu sur la route en allant rendre visite à sa tante ou à son conseiller ANPE. J’estime donc d’être en droit de m’interroger. A qui sont ces chaussures? Comment se sont-elles retrouvées là? Ou sont leurs jumelles? Leurs propriétaire s’est il aperçu qu’il lui manquait une demi paire? Avez vous remarqué qu’il s’agit bien plus souvent de baskets ou de claquettes Fila que d’escarpins à paillettes?

J’ai tout de même pensé à une explication plausible (demandez à ma femme, je fut une grande fan de Colombo, avant d’apprendre qu’il avait un oeil de verre), mais qui à mon avis ne fonctionne pas pour tout les cas d’abandon de chaussure caractérisé: le cas du type en voiture qui veut faire prendre l’air à ses pieds et qui les laisse pendre à la fenêtre. En attendant, j’imagine mal un skieur aérer ses après-skis entre chaque station. 

C’est marrant comment même en période de crise, dans un monde où facebook a le droit d’utiliser nos photos (même celles ou on est pendus à la cuvette des WC d’une fête où on ne se rappelle même pas avoir mis les pieds) comme bon lui semble, et où Loana fait des overdoses de sucre glace toute seule dans son coin, notre cerveau trouve des échappatoires…

Cependant, si tu n’as pas de cerveau, tu peux te rabattre sur l’amour et jésus. Eux aussi font de chouettes échappatoires.

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Il y a certains signes qui ne trompent pas: 

Quand je mets mes shorts de plage avec des collants en laine, des robettes blanches à fleurs avec des sous-pulls en damart, que j’achète des fraises-mauvaises-pour-mon-karmacarbone indexées sur le cours du diamant, que je fais des cornes au pages maillots de bain de la redoute en faisant pipi et que je songe à acheter de la cire, c’est que je suis en overdose de froid hivernal.

Passé la première semaine de février, c’est inexorable, mon cerveau attrape des engelures, et je ne peux plus commencer une seule phrase autrement que par “bordel, j’ai trop froid, vivement l’été”. Ce qui est assez usant pour les gens qui n’ont pas d’autre choix que de ma parler. D’autant plus que si effectivement je me sape comme en plein mois d’août alors que nous sommes en février, tu m’étonnes que je me pèle les miches. 

Autre signe qui ne trompe pas, quand je commence à en avoir ras-la-cacaouette de l’hiver, je me prends de passion pour des choses étranges. Les vampires notamment. Chacun ses tares.

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Jeudi dernier, j’ai décidé de voir, comme ça en passant, pour pas mourir bête, que j’allais jeter un oeil à True Blood, la dernière née de Alan Ball, à qui on doit (juste) American beauty et Six feet under. 

Je précise juste en passant que je n’ai pas encore fait mon deuil de Friends, et que du coup j’ai quasiment arrêté de suivre ce qui ce passait dans le monde merveilleux de la série TV le jour ou Ross, Monica, Chandler, Phoebe, Joey et Rachel ont rendu leurs clefs. Autant dire qu’a part quelques épisodes de How I met your mother et de Californication, j’étais complètement larguée. J’ai donc décidé qu’il était temps que je me remette à la page. Etant donné que le pitch de Gossip girl me donne des hauts le coeur, j’ai choisi de m’orienter vers quelque chose de radicalement différent. Donc True Blood. 

True Blood, c’est donc l’histoire d’un monde ou les vampires peuvent vivre en bonne intelligence avec les humains, depuis que des chercheurs japonais ont mis au point du sang de synthèse, le True Blood. Evidemment, accepter les vampires comme des égaux, surtout au fin fond de la Louisiane n’est pas chose facile. On a encore du mal à accepter les noirs et les gays, alors les morts vivants… Mais Sookie, la serveuse blonde au nom à coucher dehors qui lit dans les pensées des gens, elle, elle mouille sa culotte dès qu’elle voit un type avec des crocs. Alors forcément, elle est à fond sur Bill, qui a fait la guerre de Sécession et qui n’a pas rasé ses pattes depuis. 

Nous avons donc une blonde, un peu paumée, qui n’a pas inventé le fil a couper l’eau tiède, et qui se laisse déborder par un pouvoir qui la dépasse, et un vampire complexe puisque censé être méchant, mais gentil en fait, donc mélancolique, blanc comme un cul, qui doit avoir des crampes aux yeux parce qu’il ne peut regarder que par en dessous. Il souffre de sa condition de méchant mais gentil en fait. Ca m’a vaguement rappelé quelque chose. 

Passé cette persistante impression de deyjah-viouw, on pourra apprécier les questions que pose Alan Bale avec ses gros sabots sur la peur de l’autre, et les difficultés qu’on peut avoir à se mélanger avec ceux qui sont différents de nous. Les noirs, les gays, les drogués, les gays-noirs-drogués et les vampires. On se demande aussi qui chasse qui. Les vampires, pleins de perversions, malgré leur jus de tomate made in japan, continuent de planter leurs crocs dans de jeunes chaudasses qui n’en redemandent pas toujours, sont des prédateurs rêvés, jusqu’à ce qu’on apprenne que le sang de vampire est une drogue, et que certains humains les traquent pour les vider. Qui chasse qui? On sait plus trop. Et qui baise qui? Ben tout le monde avec tout le monde. Et ils y vont pas avec le dos de la cuillère.

True Blood reste pleine de clichés, entre l’aura sexuelle des vampires et leur cruauté, les serveuses en micro-jupes qui font glingling quand on les secoue, l’américain profond qui ne pense qu’a boire des bières et à mater des pornos, et les noirs qui sont soit drogués soit adeptes du vaudou. Et la musique n’est même pas cool. Sauf si tu kiffes la country.  Et les effets spéciaux semblent avoir étés sponsorisés par Ketchoupi. Mais ça reste quand même une série à ne pas manquer. Déjà, le générique est de toute beauté. Ensuite, ça se passe au pays des cajuns, et voir tout ces américains prononcer des mots français en en faisant de la purée, ça n’est pas dénué de charme. Le vampire aux joues poilues non plus d’ailleurs, et si tu n’as pas les mêmes goûts que moi tu peux te rabattre sur Jason, le frère, Sam, le patron ou Sookie la blonde. Mais ce qui te scotche à ton écran, se sont la justesse des personnages. Ce sont des vrais gens. Ils sont faibles, faillibles, malheureux, perdus, et même carrément bêtes pour certains. Et ça sonne super juste. Ils on forcément un truc à cacher, un travers inavouable. Ils sont tous seuls, embourbés jusqu’au cou dans leurs marais. Ils ont de la celullite, les seins qui pendent, une trop grande passion pour la vodka ou pour leur propre reflet dans la glace. Tous essaient de surnager au milieu de cette mare de tares en rejetant la faute sur les autres. En fait, ils sont juste un peu comme nous quoi.

Et le jour ou ils seront capable de faire ça en France, juré, je me met à Plus belle la vie.

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de notre premier modèle féminin, celle sur qui s’est construit l’image de notre premier idéal à toutes. Barbara Caylah Millicent Roberts fête ses 50 balais. Oui, Barbie, parfaitement. Oui, Barbie a été notre première image de la femme idéale. Bien avant Simone de Beauvoir et Marie Curie. Que celle (ou celui) qui n’a jamais fantasmé sur le van lilas et qui n’a jamais piqué de crise de nerf parce qu’elle a perdu une minuscule chaussure gauche me jette la première pierre. 

Elle a de quoi être fière. A un demi-siècle d’âge, elle reste gaulée comme… ben comme une barbie. Pas un poil de cellulite (pas un poil tout court non plus d’ailleurs), des seins comme des obus, une taille de guêpe, une garde robe à faire pâlir Anna Wintour, un blond qui ne vire jamais et sans racines. Sans parler de son plan de carrière: Barbara peut être vétérinaire, princesse, fée, styliste, maitre nageur, institutrice, mariée, pédiatre, top model, hôtesse de l’air, et la liste est loin d’être exhaustive. En même temps, par les temps qui courent, il vaut mieux cumuler les savoirs-faire pour pouvoir continuer à se payer un yacth, une décapotable, un scooter, une maison-valise, un chalet qui fabrique du chocolat chaud (sur le papier, parcequ’en vrai, il en a jamais fabriqué du chocolat …), et toutes ces robes de haute-couture. Surtout que je vous le rappelle, notre blondasse préférée a lourdé son mec de toujours, Ken, pour se mettre avec un jeune surfeur australien du nom de Blaine. Notez toutefois qu’à part surfer et conduire des calèches, ses mecs ont des CV bien minces. Une femme forte, une vraie. Moderne. Mais qui ne couche pas. Comment le pourrait-elle, sa culotte et elle ne font qu’un! Et puis à quoi cela pourrait bien lui servir, vu toutes ces chouettes choses fushia qu’elle peut consommer.

La femme idéale je vous dit. Le modèle d’une vie. Bon anniversaire barbouche.

 

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Je n’ai pas mon permis.

Je n’ai même pas essayé de le passer. Enfin, si, j’ai essayé, un peu: quelques leçons de conduite, deux trois séances de code. La conclusion est sans appel:

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE

Et pour quelle raison, me demanderez vous. Le permis, c’est pratique pour conduire une voiture. Le truc de dingue, c’est que c’est même fait pour ça. Comment dévaler la route 66, le cheveux au vent au volant de ma cadillac rose décapotable sans ça? Comment continuer à me la jouer femme rebelle et indépendante si je reste coincée sur le quai de la gare à attendre un train qui n’a qu’une heure de retard?

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE (je sais je radote)

Pourtant, tout ceux qui ont l’honneur de faire partie de mon entourage ne manquent pas d’arguments pour me convaincre. Comment tu feras quand tu auras des enfants? Sachant que je ne suis pas encore capable de faire tourner une machine sans inonder la salle de bains et que quand je fais cuire des cookies les voisins appellent les pompiers, c’est pas demain la veille que j’aurai des marmots. Et pour trouver du travail? C’est indispensable maintenant d’avoir le permis pour trouver du travail!  Ca c’était l’argument favori de maman jusqu’à ce que je trouve du boulot. Les doigts dans le nez et sans papier rose.

DONC, JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDUIRE

D’abord pour des raisons pratiques.

Passer son permis, ça coute cher. Et avoir son permis sans voiture, c’est un peu comme passer des heures à cuisiner un énorme fondant au chocolat et ne pas pouvoir le manger à la fin. Bonjour la frustration. Et mettons que je gagne à l’euromillions: je me paye une Prius et un chauffeur-sosie-de-Joaquin-Phoenix (avant qu’il se mette au hip-hop évidemment). Et si je gagne juste au morpion, ça me ferai quand même mal aux fesses de claquer mon gain dans un papier rose (que je perdrai de toute manière au bout de 4 jours) et dans une Super 5 cabossée, alors que je pourrais m’offrir mon poids en chaussures.

Et ma Super 5 cabossée, je la gare ou? Parce que garer sa voiture en ville aujourd’hui, c’est un peu l’épreuve d’immunité de Koh-Lanta: psychologiquement épuisant, et au final, ça change rien à ton quotidien, parce que tu dois prendre le métro pour rentrer chez toi. Et puis je suis tout à fait capable de ne plus me rappeler ou je l’ai garée moi mon tas de ferraille. D’autant plus que je ne m’en servirai probablement que pour aller chez Ikéa, pendant les soldes. Donc pas souvent. Et pour le reste de mes voyages, je dégaine ma carte 12-25. Et pendant ce temps là, la pauvre petite voiture, seule et abandonnée de tous, se fera enlever pas la fourrière (parce que je l’aurais évidemment mise sur un stationnement interdit), et je ne m’en rendrai compte qu’au moment des soldes d’été.

Ensuite, les raisons étiques

J’ai le bilan carbone d’un nouveau né. Avoir une voiture, qui aura donc probablement mon âge et qui consommera l’équivalent du PIB du Kenya un seul plein, ça ruinerai tout mes espoirs d’aller au paradis des écolos. Et moi qui rêve de tailler une bavette avec Leornado Dicaprio dans l’au-delà, comment serait ce possible si je m’évertue à trimbaler mon épais nuage de CO2 partout ou je vais?

Enfin, les raisons évidentes

Passer mon permis sous entendrait que j’aurais une chance, même infime de l’avoir. Or, je n’arrive même pas à piloter mes propres jambes, et encore moins mes bras; alors de là à  ce que je sois capable de maitriser plusieurs centaines de kilos de métaux divers capables d’aller à une vitesse folle… Pour réussir son permis de conduire, il faut avoir assez de confiance en soi pour se dire “un jour ma fille, tu sauras conduire”. Ce n’est pas mon cas. Je pense en toute sincérité que le simple fait de poser mes mains sur le volant d’une voiture, c’est signer l’arrêt de mort de tous ceux qui se trouvent entre mon point de départ et mon point d’arrivée. La preuve: les deux fois ou j’ai tenté de conduire la voiture de mes parents, j’ai envoyé des chênes et une haie de romarin au paradis des arbres. De surcroit, va savoir pourquoi, je suis absolument incapable de reconnaitre ma droite de ma gauche. Pas besoin d’avoir beaucoup d’imagination pour répertorier les conséquences dramatique que cette légère déficience pourrait avoir: un quart d’heure de gloire morbide dans la rubrique fait divers du 13h de TF1, la folle qui a pris l’autoroute à contre sens et qui ne s’en est rendu compte qu’au bout de 200 bornes.

JE NE PASSERAI PAS MON PERMIS DE CONDIRE. Et c’est pas la peine d’insister.

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J’ai deux mains gauches. Etant gauchère, ça devrait être un avantage. Détrompez-vous. Et en plus d’être maladroite, j’imagine qu’a ma  naissance, mon berceau a été placé sous une échelle, sur le passage d’un bon gros chat noir.  Et puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, j’ai une tête de linotte doublée d’une mémoire de poisson rouge.  

Je fais partie de cette rare espèce qui ne peut pas verser de l’eau dans un verre sans en mettre à côté. Je suis de celles qui, quand elles sortent du supermarché, chargées comme des mules, et qui ne peuvent que regarder, impuissantes, le sac le plus gros céder, et répandre son contenu sur le passage piéton (au moment ou le feu passe au rouge, cela va sans dire). Fonctionne aussi avec le sac poubelle dans les escaliers. Je fait partie de la catégorie des gens qui jettent régulièrement leurs CB à la poubelle, ou qui les bloquent, en tapant obstinément trois fois le même mauvais code. Je suis de la race de ceux,  qui, fiers de leurs talents culinaires, pour mettre la touche finale à ce plat de pâtes à la carbonara tant espéré, décident d’y rajouter une pointe de sel. Et ce, sans compter sur cette satanée salière, qui décide justement de se vider entièrement sur les lardons. Et ça marche aussi avec la poivrière. 

Je suis capable de brûler un mur avec un wok, de me couper le doigt en enfilant ma culotte (ma grande fièrté celle là), de tomber deux jours d’affilée à quatre pattes dans la même flaque d’eau croupie à une heure de pointe dans une rue extrêmement passante, d’avaler une arrête de sardine et de la garder coincée au coin de la gorge pendant une semaine, de vouloir rincer mes cheveux pleins de shampooing juste au moment ou l’eau de tout mon quartier se retrouve coupée pour une semaine, de donner l’envie à mon cher et tendre de ranger définitivement sa table basse en verre.  

C’est tout à fait mon genre de rouler sur ma bouillotte pendant mon sommeil (je vous signale en passant, que dormir avec une bouillotte, c’est ultra glam’, so 2009), d’en faire sauter le bouchon, et de me réveiller avec les drap trempés. Aller faire pipi dans un bar, certes un peu sordide, et alors que je vaque a mes occupations, tomber sur un type ne correspondant pas du tout à la description que je me fait de l’homme idéal qui, en voyant la porte fermée à clef n’a rien trouvé de mieux à faire que de l’enfoncer, yes I can. 

Il m’arrive très régulièrement (plusieurs fois par jour), de piquer des crises, parce que je ne trouve pas mes lunettes (qui sont sur mon  nez), mes clefs (qui sont sur ma porte), ou mon portable (qui est… euh…oh merde…).  Et soyez sûrs que si vous avez le cran de mettre entre mes mains percées un objet fragile, coûteux ou salissant (genre le disque dur externe du boulot, les flûtes à champagne en cristal, le téléphone portable tout neuf, le gratin de courgettes, la bouteille de rouge, la crêpière brûlante..), il respectera avec zèle les lois de la gravité, et ira taper une bise sonore au plancher. 

Quand je touche un feutre, il fuit. Quand j’utilise des ciseaux, je me coupe. Quand je me sers du scotch, je m’en met dans les cheveux. Quand j’ai une braguette, elle est ouverte. Quand je m’endors dans le train, je bave. Quand je dis une vacherie sur quelqu’un après lui avoir passé un coup de fil, je fais bien attention à ne pas avoir raccroché avant. Quand j’envoie un sms compromettant, je met un point d’honneur à l’envoyer au mauvais destinataire. Quand je cherche un papier important, mais que je le trouve pas, c’est parce que je l’ai jeté à la poubelle la veille. Quand j’ai un rendez vous professionnel, mes glandes sudorales décident en général que c’est la fête du slip. Quand les anglais débarquent, c’est en général la veille du jour ou je décide d’acheter des munitions.

 

Heureusement, j’ai de l’humour.

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Allez, c’est lundi, c’est nouvel an chinois, c’est le jour du post salon de coiffure…

J’ai appris aujourd’hui que les cheveux bruns n’existaient pas. On ne dit pas brun, on dit chatain. Va dire ça à Lio (les filles au cheveux châtain comptent pas pour des croutons de pain, woho).

J’ai le hoquet. Depuis presque 3/4 d’heures. Il parait qu’il y a des gens qui ont le hoquet pendant des années, et qui vont jusqu’à clamser en hoquetant. Et ça, ça me fait tellement flipper que du coup mon hoquet s’est calmé.

La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de repenser au sketch de Gad Elmaleh, quand il dit qu’il ne comprend pas comment ça se fait que lorsqu’on se trompe d’un seul petit chiffre quand on compose un numéro de téléphone on tombe sur une personne qui n’a strictement rien à voir avec la personne qu’on voulait appeler. Combien il y a-t-il de chances pour qu’une de mes collègues de boulot fasse un faux numéro en voulant appeller je ne sais qui, et qu’elle tombe sur mon père?

J’ai une homonyme électronique. Elle a un skyblog, avec des gifs de cœurs qui bougent et d’oursons qui se câlinent. C’est fou l’influence que je peux avoir sur les gens (son blog est postérieur au mien, c’est donc évidemment que je l’ai influencée). Je me sens puissante. Je compte pas pour un crouton de pain, moi.

Je parlerai bien météo là, mais vraiment, ceci dit, à par dire que je pense très fort à nos amis du sud ouest (j’ai écrit est un peu plus tot, mais ça c’est juste parcesue je suis un peu bête, sorry)…

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