petit traité d’invisibilité…

septembre 22nd, 20097:58 @ crevette

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…ou comment je me suis retrouvée avec la cape magique de Harry Potter sans avoir rien demandé à personne.

Il y a plusieurs types de gens que je n’aime pas. D’abord, il y a ceux qui klaxonnent en ville alors qu’aucun danger imminent ne les menace.  Ceux qui se raclent la gorgent à la recherche de la mystérieuse glaire perdue avant de la cacher sonorement non plus, je ne les aime pas. Je ne porte pas non plus dans mon coeur ceux qui écoute de la mauvaise dance ou du mauvais rap avec les mauvais haut parleurs de leur téléphone alors que j’essaie de lire tranquillement.

Cependant, je crois que j’aimerai plus un klaxonneur-cracheur-avec des gouts musicaux douteux que le type de personne que j’ai pas plus tard qu’il y a une heure:

Pour des raisons professionnelles, j’ai dû accompagner deux gentilles personnes d’une importance relativement supérieure à la mienne, en rencontrer une troisième. Troisième personne que j’avais cotoyé en d’autres circonstances plusieurs fois et que je croise genre tout les midis à la cantoche. Troisième personne qui a priori me connais donc. Sauf que… une fois que j’eusse introduit les deux gentilles personnes à la troisième, cette dernière me TOISE, et me dit « et toi, tu es…? ». Ce à quoi bien que j’aurais bien répondu »le pape, catin! », au lieu du « mais si, tu te souviens, on s’est vues là, et puis là et aussi là! » plutot soft qui est sorti de ma bouche de fille bien trop gentille.

La rencontre au somment des trois personnes (les deux gentilles et la pétasse, suis, bordel!) se passe. Puis, au moment de se dire au revoir, la troisième prends les deux premières par la taille et leur annonce qu’elle sont cordialement invitées à une super biture le soir même. Puis, elle leur claque deux bises bien sonore sur les joues et se barre. Et moi? Ah ben je crois bien que c’est à ce moment là que je me suis vue refourguer la fameuse cape d’invisibilité de notre ami Harry. Au début, j’ai cru que j’avais un super pouvoir, et que j’étais capable de me transformer en choses insignifiantes, genre une blatte. Mais en fait non, parce que même une blatte, tu la croise sur ton chemin, au mieux, tu fais une petite moue, ou si tu es moi, tu hurles comme si on allais t’ égorger. Mais la rien, pas même un regard. Pourtant je suis grande, et je porte une robe bleue.

pensant qu’il en allait de ma fierté, déjà bien entamée, je lui ai lancé « au revoir ». Auquel elle a répondu par un regard genre « ah oui, c’est vrai, t’étais là toi ». Depuis ce moment là, je me sens aussi importante qu’un caca de pigeon sur un trottoir ou qu’un chewing gum collé sous une chaise.

Je vais me coucher… il est 19h54…

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